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  • 50'
  • Auteur : Laura Spinosi
  • 13-12-2020
  • Master : 3000

FETES, BARS ET RESTOS CLANDESTINS : LES REBELLES DU COVID | M6 | Enquête Exclusive

Face à la fermeture des bars, des restaurants, des salles de sport, à l’interdiction d’organiser des soirées festives, de plus en plus de Français ont décidé de se rebeller. Partout, dans l’hexagone, la résistance s’organise au mépris de la loi et des risques sanitaires. Nos équipes ont enquêté sur ceux qui prennent tous les risques. Au cœur de Paris, de nombreuses soirées clandestines se tiennent. Elles sont annoncées sur les réseaux sociaux, et l’adresse est donnée à la dernière minute. Le week-dernier, 300 fêtards se sont retrouvés dans les sous-terrains de la capitale, pour faire la fête jusqu’au petit matin. Mot d’ordre : bas les masques. Risque pour les organisateurs : 1 an de prison 15 000 euros d’amende. En banlieue parisienne, certains bars à chicha restent ouverts. Avec, en prime, un écran géant pour permettre à leurs habitués d’assister aux matchs de foot du championnat et de la ligue A. Nos équipes ont aussi tourné dans des bars dansants, avec des clients de tous les âges. Les patrons de ces établissements, estimant que leur survie économique est en jeu, nous expliquent comment ils organisent et gèrent cette clandestinité. Quant aux salles de sports, certaines ont trouvé la combine : demander à leurs adhérents de fournir de faux certificats médicaux, les autorisant à pratiquer le sport en salle. A Marseille, de nombreux restaurateurs proposent mieux que le « click and collect ». Bravant tous les interdits, ils laissent ouverts leurs établissements, proposant des créneaux horaires à leurs clients. Au Pays Basque, certains commerçants préfèrent le rapprochement à la distanciation. Malgré la réouverture de la plupart des boutiques, ils ont décidé de ne pas respecter les 8m2 de séparation obligatoire entre deux clients. Et qu’importe si les boutiques sont bondées. Au Cap-d’Ail (Alpes-Maritimes), une partie de la population a trouvé un moyen imparable pour contourner les règles. Il suffit de traverser la rue. La ville est collée à Monaco, là où les restaurants et les bars sont toujours ouverts. De nombreux commerçants du Cap-d’Ail crient au scandale face à une telle hypocrisie du système. Quant à Loïc, dont le garage est situé dans une rue à cheval entre les deux villes, il est toujours resté ouvert et se rend chaque weekend en famille à Monaco. Ceux qui refusent de se cacher s’évadent à l’étranger, là où il n’y a pas d’interdit. Une bande d’amis, appartenant à la jeunesse dorée, a déjà pris ses billets, direction Dubaï pour participer à une grande soirée sur un yatch privé. Là-bas, ils sont sûrs de faire la fête sans restriction, et surtout sans limite…