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Mysterious Corsica

LA CORSE MYSTÉRIEUSE | TF1 | Reportages

La Corse est l’une des régions qui recèlent le plus grand nombre de trésors cachés. Du lagon de Santa Giulia aux sommets désertiques de Bavella, ce Reportages Découverte dévoile les facettes les plus méconnues de l’ile de Beauté. Avec Jean-Paul l’alpiniste, Jacques le comte agriculteur ou encore Dorine la pompier miss, vous découvrirez la Corse authentique. « Kaliste », la belle, jalousement protégée par ses habitants offre du nord au sud une des plus belles montagnes d’Europe. Chaque année, des centaines de randonneurs viennent du monde entier pour découvrir  ses chemins escarpés dans le maquis, ces sommets  enneigés en  hiver et au coeur de l’été, les canyons de granit de Bavella… Au pied des aiguilles de Bavella, nous suivrons à la trace Jean-Paul Quilici, une figure locale. Il fut le premier guide de haute-montagne de Corse à être diplômé. C’est lui qui a révélé au monde entier que la Corse est une « montagne posée au milieu de la Méditerranée ». Il nous entraîne sur ses sentiers secrets et dans les canyons de granit rose du massif de Bavella. Un endroit majestueux qu’il fait découvrir aux randonneurs. «  C’est cette nature !…regarde quelle beauté il y a dans ce cadre …je sens en moi-même cette force qui émane de ces rochers de granit… » Sa poésie naturelle dont il use avec sincérité pour évoquer son amour de la montagne corse est aussi expressive que ses coups de gueule contre ceux qui la polluent. «  Je suis Corse, je suis guide, c’est ma terre c’est mon pays et je le protège…» assène-t-il. Changement de décor… en Corse du Sud, Le lagon de Santa Giulia, qui baigne au pied des montagnes, est bordé par une des plages les plus paradisiaques et la plus prisée de l’ile de Beauté. Ce lieu fait vivre une grande partie de la Corse du Sud. Les locaux n’ont que deux mois pour réaliser leur chiffre d’affaires annuel, alors, ils bichonnent leur poule aux oeufs d’or.  Comme Paul, le restaurateur propriétaire de la paillote à la vue imprenable sur la baie de Santa Giulia. Son restaurant sur trois étages qui finissent les pieds dans l’eau fait face à un paysage vierge de toute construction et à un lagon aux allures caribéennes. Mais la Corse a bien d’autres trésors…encore plus cachés… C’est dans le maquis très dense qui s’étend le long de la vallée du Taravo à 50 km au sud d’Ajaccio que l’on trouve la vache tigre. C’est dans cette région de la Corse du Sud que les frères Abbatucci  élèvent ces vaches d’un autre temps et cultivent une vigne vieille de cinq siècles. Descendants d’une illustre famille corse qui remonte au XIIIème siècle, on les surnomme les « biomen ».  Ils associent  leurs traditions ancestrales à une agriculture moderne. Jacques Abbatucci, l’aîné, a réintroduit la vache Sainata, une espèce qui vivait dans le maquis à la Préhistoire. Après 20 ans de sélections successives, il l’a rebaptisée, «  vache Tigre » dont il a déposé le nom. Sa viande qui se vend aujourd’hui dans le monde entier lui a valu d’être récemment reconnu comme un des meilleurs producteurs bio de France. « Je n’ai jamais demandé à labéliser ma viande aux normes du bio…C’est ma manière de faire de l’élevage traditionnel corse qui m’a valu cette appellation …». Son cheptel de 270 vaches et 350 petits veaux s’épanouit en toute liberté jour et nuit sur les 500 hectares de la famille. Cette liberté a un prix. Jacques, plein d’idées, a mis au point un système de surveillance à l’aide d’un drone. « Ce drone, c’est pour m’éviter de parcourir toute la journée mon domaine qui est trop vaste …et surtout voir la bête qui manque et celle qui est en train de faire un veau…Mon drone, c’est le cowboy du XIIIème siècle ! ». Jean-Charles Abbatucci, le cadet de la fratrie propose des vins bios qu’il élève comme les anciens. La viticulture de Jean-Charles fait appel à une synthèse entre ses recherches sur l’histoire de la vigne corse et les principes de la biodynamie. Ses grands crus classés lui ont valu d’être élu en 2015 premier Corse membre permanent de l’Académie du vin de France. « C’est une récompense inouïe pour moi et un honneur immense ». Il aime à dire avec un sourire malicieux : « j’aimerais quand même un jour que l’on puisse préciser sur nos étiquettes, vins de Corse ! ». Avec cette famille, nous nous immergerons dans la vie d’un clan très soudé surtout le 16 août, date à laquelle tous ses membres fêtent la Saint-Georges, leur saint protecteur à Zicavo le village de leur enfance. Un moment unique dans la vie de cette dynastie, un voyage à travers le temps lorsque Jacques, ou plutôt le comte Abbatucci, nous ouvre pour la première fois les portes du cabinet particulier de la famille. Pour la première fois dans l’histoire de l’ile de Beauté, ses habitants ont élu une Miss Corse venant du continent, une «  pitsoun ». Depuis l’âge de 16 ans, Dorine Rossi est pompier volontaire chaque été pendant ses vacances à la caserne de Porto Vecchio. L’année dernière, elle a décidé de ne pas rentrer dans sa région toulousaine, « je ne me voyais pas aller ailleurs qu’ici…au moment de repartir j’ai eu beaucoup de mal à le vivre, l’odeur, la vue, la mentalité…j’ai choisi de m’installer ici définitivement ».