Chargement…


VOUS AVEZ DEMANDE LES URGENCES ? | TF1 | Reportages

En moins de 20 ans, la fréquentation des Urgences des Hôpitaux a doublé en France. Pas les effectifs. Conséquence : les personnels sont à bout. Même s’ils continuent d’assurer leurs missions, près de la moitié des services d’Urgences se sont mis en grève. Immersion dans celui du CHU de Nîmes. Les soignants ne sont pas grévistes, mais pour combien de temps ? Arthur y est infirmier depuis deux ans. Cette semaine, aux soins intensifs, il va devoir gérer dans la même salle deux ennemis qui ont tenté de s’entretuer, et éviter qu’ils ne se recroisent. « C’est pas des conditions acceptables. Je suis là pour soigner. Pas pour autre chose. ». Sa collègue, Othilia, quoique non gréviste elle aussi, s’est engagée dans le mouvement de protestation. Elle enchaine les gardes de 12 heures sur un rythme effréné : « C’est complètement de l’abattage, on n’a pas toujours le temps de comprendre complètement ce qu’il se passe. Je ne peux pas rester sans rien faire. ». En moyenne, un infirmier des urgences demande sa mutation au bout de 4 ans. C’est le cas de Lisa. Elle quitte le service après 6 ans. C’est sa dernière semaine. Elle n’en peut plus des gardes de nuit. Mais l’arrivée d’une jeune accidentée de la route va ébranler l’infirmière pourtant expérimentée… « J’ai un défaut : je suis maman… J’essaie de ne pas me projeter. Mais quand je vois les parents arriver c’est vraiment dur. ». Aux Urgences de Nîmes, un quart des malades sont des enfants. Philippe Fournier est médecin chef des Urgences pédiatriques. Chaque jour, il est confronté à l’enchainement sans transition de petits bobos, de graves maladies ou d’intoxications dont il faut déterminer en urgence la nature : « la seule manière de na pas faire de bêtise c’est de garder la tête froide ».