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  • Auteurs : Elodie Palyswit, Julia Le Correc, Mathilde Louys
  • 19-07-2017

Vendeurs sur les marchés de l’été : deux mois pour réussir | M6 | Zone Interdite

Pendant l’été, plus de 13 000 marchés animent les villes de France. Dans certaines communes, comme Arles, Marseille, Nice, les marchés font vivre des centaines de commerçants ambulants. On y trouve de tout : vêtements, nourriture, vaisselle, quincaillerie, objets d’arts… Depuis quelques années, les marchés semblent retrouver des couleurs.

D’une part, par l’engouement pour le manger sain qui pousse les familles françaises à faire le marché et à acheter des produits cultivés dans leur région ou à proximité. Les fruits ainsi parfument les étals, les légumes aux couleurs et aux formes étonnantes semblent croquants, très loin de ce que l’on peut trouver dans les supermarchés. C’est en quelque sorte un symbole du plaisir, du bien vivre.

Les marchés seraient donc un lieu envoutant où les clients profiteraient de bons produits « made in France » cultivés dans les règles de l’art et des commerçants qui pourraient vendre le fruit de leur travail à bons prix, leur permettant de vivre confortablement ?

Ces commerçants « font les marchés » par passion. Passion qui s’épuise les années passant : le travail est exténuant – il faut être sur le pied de guerre dès 3h du matin et ce jusqu’à la fin du marché en début d’après-midi – et très peu rémunérateur.

Quels sont les secrets des marchés ? A l’aube, les stands sont prêts, les commerçants d’humeur joyeuse et taquine semblent être là depuis toujours. Et pourtant la veille au soir, rien n’était là et dans quelques heures ils disparaîtront pour mieux réapparaître quelques jours plus tard. A quoi ressemblent leurs journées ? De la préparation des stands à leur démontage ? Souvent d’une année sur l’autre on retrouve les mêmes commerçants mais pas toujours. Que sont-ils devenus ? Que font-ils la saison touristique terminée ? Quels sont leurs revenus ? Les marchés, l’été, ne désemplissent pas, mais est-ce le cas toute l’année ? Ne doivent-ils pas impérativement réussir leur saison pour espérer survivre ? Peuvent-ils gagner la bataille féroce que leur livrent les supermarchés ? Quelle est la bonne stratégie à adopter ?