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  • 58'
  • Auteur : Alexandra Colineau
  • 19-11-2017
  • Master : 2694

Il était une fois : leurs plus grandes affaires – Épisode 4 | TF1 | Reportages

Ce sont des figures du célèbre 36 quai des Orfèvres. Ange Mancini a été le premier patron du RAID, qu’il a créé avec Robert Broussard, le tombeur de Jacques Mesrine. Richard Marlet a été le patron de l’identité judiciaire. Service qu’il a révolutionné. Ils plongent dans leurs souvenirs pour nous raconter deux grandes affaires qui ont marqué leur carrière. L’attaque du tribunal de Nantes pour Ange Mancini et Robert Broussard. L’affaire du tueur des vieilles dames pour Richard Marlet.

Attaque du Tribunal de Nantes, 1985

19 décembre 1985. Salle d’audience de la cour d’assises du tribunal de Nantes.  C’est le début d’un procès plutôt banal de deux petits braqueurs récidivistes, Georges Courtois, 38 ans, et Patrick Thiolet, 24 ans. 10H30 un homme fait irruption dans la salle d’audience une grenade dégoupillée et un magnum dans les mains. C’est un complice des prévenus. Il s’appelle Karim Kalki. A eux trois ils prennent la salle d’audience en otage. 29 personnes. Leurs revendications sont politiques. Ils réclament notamment de meilleures conditions de détention. Les malfaiteurs demandent la présence des caméras de France 3. Tout est filmé. C’est la première intervention de la toute nouvelle unité d’élite de la police, créée par le commissaire Robert Broussard : le RAID. A sa tête Ange Mancini. Il sera chargé de négocier avec les preneurs d’otages pour obtenir leur reddition et éviter un bain de sang.

Le tueur de vieilles dames, 1984-1987

Le 2 décembre 1984, une vieille dame est retrouvée violemment assassinée chez elle dans le 18è arrondissement de Paris. C’est la première scène de crime du jeune commissaire adjoint du quartier, Richard Marlet. Quelques jours plus tard des meurtres identiques vont se dérouler dans le même quartier. C’est le début d’une série diabolique qui va durer trois ans. Une trentaine de vieilles dames sont tuées à Paris pour être volées de quelques centaines de francs. A chaque fois, les enquêteurs, dirigés par le commissaire divisionnaire Bernard Laithier, relèvent les mêmes empreintes. Mais ses traces ne correspondent à aucun criminel déjà connu du 36 quai des Orfèvres. A cette époque il n’y a pas de fichier informatique centralisé. Pendant trois ans les enquêteurs vont comparer des dizaines de milliers d’empreintes à l’œil nu, sans succès. Le tueur en série était en fait sous leurs yeux. Il s’appelle Thierry Paulin. Cette affaire va révéler l’énorme retard des techniques françaises d’identification judiciaire et va accélérer sa modernisation. Comme un polar, en ménageant le suspens, nous allons raconter comment se sont déroulées les enquêtes, les planques, les perquisitions. Nous construirons notre récit sur le témoignage de ces figures du 36. Nous les mettrons en image avec les archives de la police, les archives personnelles également, et en reconstituant les moments clés des enquêtes. Au-delà du récit factuel, nous allons revivre avec ces deux grands flics la manière dont ils ont vécu ces affaires. Leurs difficultés, l’euphorie des découvertes importantes, mais aussi leurs peurs et leurs regrets.