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  • Auteurs : Benoit Sarrade, Nicolas Bourgouin
  • 10-12-2017
  • Master : 2701

EPAVES ET PIECES DETACHEES : ENQUETE SUR LES TRAFICS DE VOITURES | M6 | Enquête Exclusive

Chaque année en France, environ 1 million et demi de véhicules sont retirés de la circulation. Accidentés ou trop usés, nos voitures, camionnettes, motos finissent leurs vies dans des casses automobiles. Pourtant, certaines d’entre elles connaissent une seconde jeunesse souvent illicite. Une part d’entre elles servira à maquiller des véhicules volés. D’autres, alors qu’elles devraient être détruites, car trop dangereuses pour circuler reprennent du service et deviennent des arnaques ou des tombeaux roulants qui pourraient bien croiser votre route. Mais les casses automobiles, c’est aussi un énorme business d’avenir. Peu de gens le savent, mais depuis le 1er janvier 2017, les garagistes ont l’obligation de nous proposer des pièces d’occasion pour réparer notre voiture. Mais peu le font. Pourquoi ? En France, il existe environ 1 700 casses automobiles reconnues par l’État. On les appelle désormais des centres VHU pour véhicules hors d’usage. Elles sont à la pointe de la technologie et polluent très peu. À l’inverse, des casses dites illégales  pullulent un peu partout dans l’Hexagone. Il y en aurait plus de cinq cents sur tout le territoire. Elles ne sont pas homologuées par l’État, car elles ne respectent pas les normes environnementales en vigueur. Chargées en acide, huile, carburant, antigel et même explosif, nos vieilles voitures sont un danger pour l’environnement si elles ne sont pas dépolluées correctement. Heureusement, des associations veillent au grain et font fermer peu à peu ces casses illégales.